Comprendre le vin 05/07/23

De quoi a besoin la vigne pour vivre ?

Juillet et août, sont des mois actifs pour la vigne. La floraison qui a lieu de mai à mi-juillet va déterminer le nombre et la répartition des grappes sur les ceps. Mais pour en arriver là, de quoi a besoin la vigne pour vivre ? Trois Fois Vin vous éclaire.

De quoi a besoin la vigne pour vivre ?

Pour vivre, la vigne, qui a un cycle de croissance annuel, doit pouvoir tirer tout ce dont elle a besoin de son environnement.

La lumière du soleil

Première base, connaissez-vous le principe de la photosynthèse ? Il consiste à transformer une énergie lumineuse en énergie chimique. Cette énergie lumineuse est mise en réserve dans les liaisons chimiques d’un composé bien connu : le glucose.
Une fois que cela est dit, la photosynthèse ne peut se produire que si la plante est exposée à la lumière, sinon elle meurt. Plus il y a de lumière, plus la vigne fait de la photosynthèse. Et donc plus la quantité de glucose produite pour la croissance et la maturation des raisins est importante.

De nombreux facteurs affectent ensuite l’ensoleillement : la latitude, les grandes masses d’eau (lacs, mers), les pentes…

L’eau

La gestion de l’eau dans le sol est déterminante de la bonne qualité des vins. Les racines d’un cep ont plusieurs fonctions. Elles servent d’abord à l’ancrage de la plante dans le sol mais ont aussi un rôle d’absorption de l’eau. Lorsque les sols sont trop secs, le rendement et la qualité sont pénalisés. De même un excès d’eau, surtout sur une période prolongée, provoque la mort du système racinaire, la restriction de la croissance de la vigne et un vin de moindre qualité.

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La pluie est une des sources principales d’eau mais quand elle n’est pas suffisante les vignobles peuvent avoir recours à l’irrigation. A savoir que « l’irrigation des vignes est possible entre le 1er mai et le 15 août pour les AOC dont le cahier des charges intègre la possibilité de déroger à l’interdiction d’irriguer. L’irrigation reste interdite pour tous les vins entre le 15 août et la récolte. »

La bonne température

Si la température extérieure est inférieure à 10°C, la vigne ne peut pas grandir. C’est la raison pour laquelle la vigne “dort” au cours de l’hiver et que le débourrement signe l’arrivée des bourgeons qui débute au printemps.

Les gelées d’hiver peuvent être fatales pour la vigne, même si elle y est moins sensible car en dormance. Sous -15°C, ces gelées touchent tous les organes de la vigne et peuvent provoquer sa mort. Cependant, si la chute des températures est progressive, la vigne supportera mieux le gel.

La vigne a également besoin d’une certaine quantité de chaleur. Cela pour la floraison, l’arrivée des fruits et évidemment pour que les raisins soient mûrs au moment des vendanges !

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Les variétés de raisins ont en effet toutes des besoins de chaleur différentes pour aller au bout de leur croissance et pour une maturation optimale.

Evidemment, cet apport en chaleur fluctue. Notamment en fonction de l’altitude, de la latitude, des courants océaniques, du sol, des pentes, des brouillards… Tout est à prendre en considération lors de l’établissement d’un vignoble !

Les conditions climatiques idéales pour la vigne seraient donc un hiver froid afin d’assainir le vignoble, un peu de pluie au printemps puis un ensoleillement optimal durant l’été. Et aussi, des variations de température assez importantes durant le mois d’août pour une maturation parfaite.

Les nutriments

Les éléments nutritifs les plus importants pour la vigne sont l’azote libéré grâce aux matières organiques des sols, le phosphore et le potassium. Ces éléments sont naturellement présents dans le sol et absorbés par les racines de la vigne. Les vignes n’ont pas besoin de niveaux élevés de ces éléments nutritifs pour pouvoir se développer. En fait, si les niveaux sont trop élevés, la vigne poussera trop vigoureusement. Elle risquera de produire un feuillage dense qui fera trop d’ombre aux fruits. Néanmoins, avec le temps, les nutriments du sol s’épuisent et c’est pour cette raison que le viticulteur utilise des engrais si possible naturels comme du purin d’ortie et/ou de prêle, ou des tisanes pour les remplacer.

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