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La dégustation de vin : gardez l’oeil !

 

« On n’a qu’une seule chance de faire bonne impression ». Et c’est vrai dans le vin ! L’apparence a un impact sur l’appréciation du vin. Le premier contact est visuel et doit séduire le dégustateur dont le cerveau va immédiatement tirer les première conclusions.

Déguster avec logique, pour mieux enregistrer ses impressions. Pour mieux se souvenir et pour progressivement pouvoir mettre des mots sur ce que l’on ressent. En dégustation, on  utilise tous les sens sauf l’ouïe (sauf pour le bruit du bouchon qui saute du goulot, et encore il est de bon ton de le faire discrètement). Avec un peu d’expérience, en dégustant avec méthode, toujours de la même façon, on acquiert des réflexes qui s’avèreront très utiles pour déceler les qualités d’un vin par rapport à ce qui est attendu de lui.

Commençons cette série par l’oeil

« On n’a qu’une seule chance de faire bonne impression ». Et c’est vrai dans le vin ! L’apparence a un impact sur l’appréciation du vin. Le premier contact est visuel et doit séduire le dégustateur dont le cerveau va immédiatement tirer les première conclusions, qui seront comparatives avec d’autres vins préalablement dégustés.

 

Mais qu’y a-t-il à regarder ?

(Indispensable : observer à la lumière, sur un fond blanc.)

C’est un peu comme un jeu de détective. Alors on cherche des indices :

Et on découvre que les régions chaudes produisent des vins plus intenses en couleur, que les vins blancs prennent de la couleur au fur et à mesure de leur vieillissement et que les vins doux sont souvent plus foncés que les blancs secs, même jeunes. On observe également que la couleur des vins se transforme avec le temps en complétant l’immense palette des teintes du vin.

Brillance et limpidité : c’est important pour les blancs et moins pour les rouges.

Mat : il s’agit soit d’un vin non filtré (et c’est bien) ou un vin vieux (dépôt de couleur et de tannins). Attention si le vin est trouble ou terne, c’est un défaut.

Viscosité : c’est l’épaisseur. Elle varie selon la concentration en alcool et/ou en sucre.

Couleur : elle renseigne sur l’âge et/ou le(s) cépage(s) utilisé(s) :

  • Les vins blancs foncent avec l’âge, les rouges perdent de leur couleur.
  • Certains cépages sont naturellement plus intenses que d’autres

Exemples :

  • le pinot noir est peu coloré, le malbec beaucoup 
  • Le Muscadet est presque incolore, le gewurztraminer est jaune d’or 
  • Un vin rouge jeune aura souvent des reflets violets
  • Un vin rouge vieux aura évolué vers des teintes acajou/brunes
  • Les vins blancs, en vieillissant, foncent et deviennent cuivrés

Ils sont d’ailleurs adaptés à chaque climat et ceux qui vivent au soleil ont la peau plus épaisse (et c’est dans la peau que se trouve la couleur).

Reflets : ils s’ajoutent parfois à la couleur pour nuancer et apporter d’autres indices (jeunesse/vieillesse, élevage spécifique,…)

L’intensité : un vin sombre ne sera pas meilleur qu’un vin pâle ! Certaines appellations produisent des vins naturellement intenses, d’autres naturellement claires. De manière générale, plus les vins viennent des zones ensoleillées, plus les vins sont intenses en couleur et en goût.

 

Un extrait du livre « Mon cours d’oenologie en 10 semaines chrono » paru aux Editions Dunod et écrit par Marie-Dominique Bradford, fondatrice de Trois Fois Vin, pionnier de la box de vin par abonnement mensuel. 

 

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